Traitement : Sur les bois attaqués

Un traitement de choc s'impose. Après sondage, les parties douteuses, atteintes ou vermoulues, sont bûchées à la hachette, grattées à l'herminette jusqu'au bois sain. Les déchets sont impérativement évacués et brûlés. Ensuite, la méthode de traitement est choisie selon la section des poutres et peut se combiner pour une meilleure efficacité et durabilité du traitement.

Sur les pannes et poutres :

Sur les poutres de section supérieure à 10 x 10 cm, on injecte le produit de traitement. C'est la solution la plus efficace pour "traiter à coeur" les bois attaqués, et faire pénétrer le produit en profondeur. L'injection s'effectue par déversement ou sous pression.
Le déversement nécessite de percer des trous obliques, de 8 à 12 mm de diamètre, en quinconce, tous les 30 cm sur les 2/3 de l'épaisseur des poutres. Le produit est versé dans chacun des trous à l'aide d'un entonnoir. L'opération est renouvelée deux fois de suite jusqu'à refus. Les trous seront ensuite rebouchés avec des chevilles, traitées par trempage, partiellement enfoncées pour faciliter un traitement d'entretien ultérieur.

L'injection sous pression est la méthode utilisée par les professionnels avec un matériel fort coûteux : cartouches sous pression, pistolet électrique, pompe haute pression. il existe toutefois des déclinaisons pour le grand public d'un prix plus abordable. Il s'agit d'accessoires spécifiques, à monter sur un pistolet à peinture électrique. Le produit, puisé dans un godet ou directement dans le bidon, est injecté, à l'aide d'un pistolet équipé d'un injecteur, dans des chevilles spéciales enfoncées dans la poutre. L'injection est arrêtée lorsque le produit reflue à la surface du bois. Les chevilles sont arasées à la scie ou laissées intactes en perspective d'un nouveau traitement.
Un badigeonnage ou une pulvérisation de produit insecticide et fongicide est conseillé pour compléter ce traitement et parfaire son efficacité.

Sur les bois de faible section : Les bois de faible section, les chevrons par exemple, ne peuvent être percés régulièrement sans compromettre leur solidité. On procède donc au badigeonnage ou à la pulvérisation, méthodes évoquées précédemment. On effectue toutefois trois passages, espacés d'une ou deux heures selon le produit utilisé.