Toiture : les paramètres de base

Une toiture doit avoir une pente qui assure un bon écoulement des eaux. Elle s’exprime en pourcentage, en degré ou mètre par mètre, soit la hauteur de la verticale obtenue pour 1 mètre de projection horizontale. Par exemple : 0,70 m par mètre = 0,70 m/m = 70% =35° environ.la pente dépend à la fois de la conception de la tuile, de l’ardoise… de la zone climatique, du site de la construction et de la pose, ou non, d’un écran de sous-toiture. Respectez impérativement les paramètres qui figurent, en général, dans les documents des fabricants.

 
La zone climatique:
Trois grandes zones climatiques divisent la France.
La zone 1 est constituée de tout l’intérieur du pays, d’une altitude inférieure à 200 m, et de la côte méditerranéenne.
La zone 2 réunit la côte atlantique sur 20 km de profondeur, une bande de Lorient à la frontière belge, située entre 20 et 40 km entre la zone 1 et 3, et les régions intérieures d’une altitude comprise entre 200 et 500 m.
La zone 3 inclut la côte atlantique, la côte de la Manche et de la Mer du Nord, de Lorient à la frontière belge, sur une profondeur de 20 km, et les régions dont l’altitude est supérieure à 500m.
 
Trois situations :
L’emplacement de la maison par rapport à l’environnement se superpose à la zone climatique. On distingue trois types de sites :
Un site protégé correspond à une construction dans le creux d’une cuvette de collines sur tout le pourtour, et ainsi protégée du vent.
Un site normal désigne une plaine ou un plateau présentant éventuellement des dénivellations peu importantes.
Un site dit exposé lorsque les habitations sont sur le littoral jusqu'à une profondeur d’environ 5 km, sur les îles ou presqu’îles étroites, sur le sommet des falaises, dans les estuaires ou baies encaissées et à l’intérieur du pays, dans les vallées étroites et ventées, sur les montagnes isolées ou élevées.
 
Un écran pour garantir l'étanchéité :
Obligatoire dans certain cas, la pose d’un écran de sous-toiture est toujours vivement recommandée, quelle que soient la pente de la toiture et la zone géographique de la construction, et d’autant plus lorsqu’on utilise des tuiles ou des ardoises de récupérations. Outre la protection contre les pénétrations (eau, air, poussières, neige…), l’écran amortit les à-coups du vent, limite le soulèvement et le déplacement des tuiles. Plus ou moins perméable à la vapeur d’eau, il permet l’évacuation de l’humidité intérieure et empêche celle-ci de se condenser dans l’isolant. Etanche à l’eau liquide, il assure l’évacuation des eaux de condensation ou d’infiltration vers la gouttière. Un bon écran dispose d’un Avis Technique.
Traditionnel, l’écran rigide est constitué par un support continu qui renforce l’étanchéité à l’air et la résistance au vent en bord de mer, en montagne et dans les maisons à faible pente. En bois ou en matériau dérivé du bois, l’écran rigide est constitué par des voliges, planches de bois jointives ou emboîtées, ou par des panneaux de particules de qualité CTB-H ou encore des panneaux de contreplaqué CTB-X (qualité marine). Les supports en maçonnerie sont des éléments en terre cuite, en céramique ou en béton, surtout utilisées dans le cas spécifiques, notamment pour la pose des tuiles canal.
Plus utilisé par les couvreurs, le feutre bitumé tire ses avantages de son coût et de sa rapidité de mise en œuvre. Il est constitué d’une armature en non-tissé de fibres synthétiques enduites de bitume. La technique d’enduction par bitume spécifique lui confère une étanchéité exceptionnelle, mais, un peu perméable à la vapeur d’eau, il exige une excellente ventilation de la toiture. Assez lourd (1 kg/m²), moins souple que les autres écrans, il se pose plus difficilement. Il permet un bâchage provisoire, une mise hors d’eau de la construction en attente de couverture pendant 8 jours maximum. Ce feutre bitumé est proposé dans une version particulière pour assurer l’étanchéité aux infiltrations d’eau des écrans rigides en bois ou en matériau dérivé du bois.

En polyéthylène armé et microperforé, les écrans souples sont beaucoup plus légers (de 120 à 200 g/m²) mais d’une excellente résistance. De qualité différente, ils concurrencent les précédents par leur très grande souplesse et la faible épaisseur du matériau qui allège la mise en œuvre dans les endroits difficilement allège la mise en œuvre dans les endroits difficilement accessibles du toit. Ils sont conseillés en rénovation sur une toiture dont les rampants sont isolés, ou lorsqu’on recherche d’excellentes performances thermiques. Les plus performants, les plus microporeux, les plus légers (de 60 à 90 g/m²), dits HPV (Hautement Perméable à la Vapeur), peuvent se poser directement sur l’isolant sans ventilation de la sous-face de l’écran et en augmentant de ce fait l’épaisseur de l’isolation. Des variantes avec surface aluminisée sont proposées pour atténuer les effets de la chaleur en été dans les combles.