Sur maçonnerie ancienne.
Pour restaurer les façades des maisons anciennes, rien ne vaut un enduit à base de chaux choisi en fonction des caractéristiques de la construction et des traditions locales. Le nouveau NF DTU ne vise que les travaux d'enduits réservés à la réfection des maçonneries anciennes de moellons, pierres naturelles, briques, éventuellement enduites et hourdées avec des mortiers de résistance réduite, ou peu cohésifs.
Prescriptions générales :
Les travaux d'enduisage ne peuvent être entrepris que dans des conditions climatiques favorables (de + 8° C à + 30° C) : période ni trop sèche, ni trop humide. Le risque de gel doit être exclu pendant une période d'au moins 1 à 2 mois après exécution de l'enduit.
Lors de la mise en oeuvre et après coup, l'enduit doit être protégé de la pluie, du soleil et du vent (bâchage) pendant 24 heures pour chaux hydraulique voire plusieurs jours pour chaux aérienne.
La chaux nécessite des délais de séchage suffisants entre les couches (2 ou 3) qui peuvent varier de une à plusieurs semaines selon les conditions climatiques et l'exposition.
Sur les murs intérieurs et extérieurs présentant des traces d'humidité et de salpêtre, l'utilisation d'un mortier d'assainissement (R) pour la réalisation d'un corps d'enduit se fait après curage du support. Les revêtements organiques d'imperméabilité ou carrelages sont proscrits.
Les anciennes maçonneries montées au plâtre, ou enduites au mortier de chaux et plâtre, sont rénovées avec un mortier de recette (1 vol. CL ou DL, 3 vol. de plâtre gros, 2 vol. de sable et 2,5 vol. d'eau).
Préparation des supports :
Les anciens enduits friables, peu résistants, non adhérents, "sonnant creux", à base de plâtre, de chaux, de ciment, sont éliminés par piquetage pour dégager la maçonnerie originelle.
Les joints friables des briques et moellons sont dégarnis sur une profondeur de 2 à 5 cm selon leur état.
Joints et parements sont ensuite nettoyés et dépoussiérés par brossage, sablage...et humidifiés par pulvérisation d'eau avant regarnissage.
Les briques ou moellons altérés doivent être purgés, remplacés ou rebouchés avec le même mortier que le corps d'enduit. On incorpore avec le mortier des éléments de maçonnerie (pierre, brique, moellon) de même nature pour les rebouchages ou reconstitutions importants.
Enduits à pierre vue :
La maçonnerie est d'abord rejointoyée avec un mortier de recette de finition pour maçonnerie Rt2 ou Rt3 ou performanciel (CR) ou (OC).
Les joints largement bourrés sont arasés à fleur de pierre. Il faut remplir les cruex et faire disparaître les pierres en retrait dans l'enduit.
Pour l'application en force épaisseur (supérieure à 2 cm), dans les joints profonds, procéder par passes successives.
Les enduits à la chaux :
Les enduits sont réalisés avec des mortiers d'enduit de résistance mécanique inférieure ou égale à CS III, ou de recette selon les dosages indiqués dans les tableaux.
Les enduits de mortier à la chaux aérienne (DL ou CL) sont réservés à des applications spécifiques et contribuent principalement aux fonctions esthétiques.
Les enduits à la chaux hydraulique (NHL, NHL-Z ou HL)) exigent d'humidifier le support entre chaque couche.
L'épaisseur totale est de 25 mm environ : 15 à 20 mm pour le gobetis et le corps d'enduit et 5 à 7 mm pour la finition.
Les enduits bâtards :
Ces enduits peuvent être réalisés avec des mortiers d'enduit performanciel, de résistance mécanique inférieure ou égale à CS III, ou de recette selon les dosages indiqués dans les tableaux. La réalisation par projection mécanique en deux couches (corps d'enduit et couche de finition) peut être effectuée avec les dosages donnés dans les tableaux.





