L'ardoise
Roche naturelle, l'ardoise résulte de la compression, au cours de millions d'années, de quantités de minces couches sédimentaires argileuses. Sa résistance à l'écrasement est semblable à celle des meilleurs granits, sa résistance à la rupture est supérieure à celle du chêne. Parfaitement imperméable, insensible au gel, elle défie la pollution atmosphérique...
Pour tous les toits :
Utilisée depuis des siècles pour couvrir les maisons, l'ardoise s'adapte à tous les types de toits. Mais les conditions climatiques des différentes régions et la nature de la construction ont imposé des ardoises d'épaisseur et de formats différents. Elles sont classées en trois grandes catégories :
- Les françaises, dites traditionnelles, ont une épaisseur de 2,7 à 3,5 mm et des dimensions de 220 x 160 à 325 x 220 mm. Ces ardoises s'adaptent aux toitures dont la pente est comprise entre 40 % (22°) et la verticale.
- Les anglaises, ou extra-fortes, épaisseur d'au moins 3,5 mm, de 330 x 200 à 508 x 250 mm sont indiquées pour les toitures à pentes faibles et moyennes, à partir de 11° ou de 20 % devant résister à la grêle ou aux fortes chutes de neige.
- Les historiques, de 4 à 7 mm ou plus d'épaisseur, de 270 x 180 à 300 x 200 mm, sont retenues pour la réfection des toits de monuments classés, pour l'exécution de couvertures rustiques, à l'ancienne ou de constructions de grand standing.
Le recouvrement :
Posées en rangées horizontales et à joints alternés, les ardoises se superposent les unes sur les autres comme les tuiles plates et se recouvrent partiellement suivant des règles précisent qui garantissent l'étanchéité de la couverture.
Le format d'une ardoise conditionne son recouvrement : partie qui est recouverte par les éléments des rangées supérieures, et qui n'est jamais exposée à la pluie. Il est déterminé pour empêcher les remontées d'eau de pluie sous la poussée du vent ou par capillarité.
La valeur de recouvrement est donnée en fonction de la pente de la toiture, de la zone climatique du lieu de construction, de son exposition aux vents, de la longueur de projection horizontale du rampant et du mode de fixation des éléments de couverture.
Toujours supérieur à 60 mm, le recouvrement minimal d'une ardoise est égal à au moins trois fois sa longueur (ou hauteur) et deux fois sa largeur.
Les finitions :
Les finitions en rive latérale est au faîtage doivent être traditionnelles et particulièrement soignées.
En rive latérale, les ardoises sont clouées et coupées en largeur, un rang sur deux, pour obtenir des joints croisés.
Au faîtage, le dernier rang est formé d'ardoises plus courtes, recouvertes en partie d'une faîtière métallique ou en terre cuite. En site protégé, un faîtage traditionnel dit à lignolet est possible : les ardoises du versant exposé au vent débordent de 50 mm des ardoises du versant sous le vent.





