La tuile mécanique

Les modes de fabrication des tuiles (et des briques) sont restés similaires a l’Antiquité jusqu’au début de XIXème siècle. C’est en 1841 que Xavier Gilardoni inventa, dans sa tuilerie d’Altkirch, le principe de la tuile à emboîtement. Il créa des tuiles dont les bords comportaient des cannelures qui s’emboîtaient latéralement, assurant ainsi l’étanchéité par simple recouvrement et non par superposition. Cette invention fut perfectionnée grâce à l’arrivée des fours modernes au charbon à feu continu et des presses mécaniques.

Au milieu du XIXème siècle, elle bouleversa les façons de faire des petits tuiliers et briquetiers qui continuaient de fabriquer à la mais, dans des moules en bois et des fours à feu de bois. La tuile a emboîtement fut ainsi appelée « mécanique », à la suite de la mécanisation des tuileries et non pour son principe d’emboîtement. Elle fut popularisée par la célèbre Tuile de Marseille au début du XXème siècle.
 
La mise en œuvre des tuiles mécaniques :

Adaptées à des pentes de 26% à 60%, les tuiles mécaniques s’accrochent, via leurs tenons, et se fixent éventuellement, après perçage préalable, sur un réseau de liteaux. Ceux-ci, d’une section de 22 x 25 mm à 38 x 50 mm, suivant l’écartement entre chevrons et les charges qu’elles devront supporter, sont espacés selon le pureau de la tuile.