Des valeurs à respecter

Pour économiser davantage d'énergie, les RT 2005 et 2007 imposent des performances d'isolation de plus en plus importantes en construction neuve, selon la zone géographique, et en rénovation.

Un peu de vocabulaire :

Les matériaux isolants possèdent des caractéristiques qui permettent de déterminer leur qualité et de comparer leurs performances. Elles figurent, avec plus ou moins de précisions, sur les emballages et les documentations des fabricants.
La résistance thermique R donne le pouvoir isolant des matériaux. R s'exprime en m².K/W. Plus R est grand, meilleure est l'isolation.
La conductivité thermique (ou lambda) caractérise l'aptitude du matériau à conduire la chaleur. Elle est égale à l'épaisseur du matériau divisée par sa résistance thermique R. Elle permet donc de comparer deux isolants d'une épaisseur égale et s'exprime en W/m.K. Plus elle est faible, meilleure est l'isolation.
Le coefficient U (en W/K.m²) traduit les déperditions thermiques des parois (nues ou avec isolant).
Seuls les matériaux présentant une résistance thermique R suffisante (donc une conductivité thermique faible) et agréés ACERMI sont considérés comme isolants. Cela exclut notamment les isolants minces réfléchissants et de nombreux isolants naturels non agréés. Un avis technique du CSTB garantit parfois leur composition et indique les étapes de leur mise en oeuvre.

Les performances minimales à atteindre :

La RT 2005 et l'arrêté de 2007 précisent que chaque paroi d'un local chauffé ou considéré comme tel, dont la surface est supérieure ou égale à 0,5 m², donnant sur l'extérieur, sur un volume non chauffé, ou en contact avec le sol, doit atteindre des performances minimales :
Pour la RT 2005 : murs, planchers et toiture doivent avoir un coefficient de transmission thermique Up (paroi) égal ou inférieur à celui indiqué dans le tableau ci-dessous. Le coefficient prend en compte l'isolant et le matériau de la paroi.
Pour la RT 2007 : il s'agit de la résistance thermique R minimale que l'isolant doit atteindre. Il est en effet souvent difficile de connaître la nature exacte des matériaux qui composent la paroi.